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Madagascar : quand violences sexuelles riment avec conditionnement culturel

Madagascar : quand violences sexuelles riment avec conditionnement culturel

Les violences basées sur le genre, notamment les violences sexuelles, perpétrées à l’encontre des femmes, restent un sujet tabou à Madagascar. Si les journaux nationaux et locaux font des cas rapportés leurs choux gras, des centaines d’autres passent sous silence.

Entre culture et pratiques traditionnelles désuètes, recours faibles, voire inexistants, tout reste à revoir et à améliorer.

Violences sexuelles à Madagascar : un constat inquiétant

Entre violences physiques, psychologiques et sexuelles, les femmes subissent et l’entourage se tait dans la majorité des cas. Les normes sociales et la culture malgache en elle-même continuent de légitimer l’ascendant qu’a l’homme sur la femme, perpétrant ainsi toutes les formes de violences.

Entre viols, incestes, mariage précoce et forcé, prostitution forcée, le tableau n’est pas rose et ces dernières années, les chiffres ont explosé de manière exponentielle.  L’on arrive à un constat assez désolant : les initiatives existantes n’ont pas permis d’éradiquer, ni même d’atténuer ce fléau.

Même si des lois régissent les violences sexuelles, les recours sont peu fréquents. Les victimes préfèrent se taire, ne pas dénoncer leur agresseur, ne pas faire un recours quelconque et ainsi ne pas faire « honte » à la famille.

Cela se comprend mieux si l’on sait que dans 4.5 % des cas, les femmes qui choisissent de faire un recours sont considérées comme « fautives ». S’ensuivent de longues procédures judiciaires et dans la plupart des cas, les charges sont abandonnées ou donnent sur un non-lieu.

Des actions menées à tous les niveaux

Qu’elles se produisent au sein même du foyer ou à l’extérieur, toute forme de violences sexuelles à Madagascar faites sur les femmes doit cesser. Et pour y arriver, il est impératif de commencer par mettre fin aux systèmes coutumiers avant de procéder à des changements à divers niveaux (légal et institutionnel).

Une éducation, tant qu’elle est bien menée (au sein du foyer et dans les écoles), devrait aider à changer les mentalités. À cela s’ajoute la mise en place d’une meilleure prise en charge psychologique, sanitaire et sociale des survivantes. Bref, toutes les actions aidant à prévenir et à endiguer toute forme de violence envers les femmes sont les bienvenues.

L’État malgache, en partenariat avec diverses ONG et des collaborateurs techniques et financiers, a déjà mis en place des stratégies visant à endiguer les violences sexuelles faites aux femmes dans les principales provinces de Madagascar. Ceci via la promotion de l’égalité des genres, mais aussi via la mise en place de campagnes de sensibilisation sur la lutte contre la violence faite à l’encontre des femmes.

Des initiatives sociales sont également menées en parallèle en complément d’une action visant à améliorer le système judiciaire actuel. Quant aux victimes, il est important de les encourager à briser le silence et à se confier, que ce soit à des intervenantes sociales, à la gendarmerie ou encore à des personnels médicaux qui pourront lui prêter une oreille attentive et une aide spécifique. Ce n’est qu’un début, tout reste encore à faire, mais les actions déjà menées et celles qui restent à venir devraient contribuer à améliorer la situation. Des acteurs de toute part, aussi bien privés que professionnels, ont leur part à apporter et leurs rôles à jouer.

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