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Aquarium marin, à la portée de tous?

Aquarium marin, à la portée de tous?

Démarrer son aquarium récifal ou marin

Dans l’esprit de chacun, l’aquarium marin est un rêve inaccessible : très beau, forcément très exotique… mais très compliqué et très cher! Aujourd’hui, nos connaissances en matière de biologie marine, de traitement de l’eau, et de soins, permettent un accès de l’aquariologie marine au plus grand nombre. De nouveaux produits sont proposés en permanence : matériel, traitement de l’eau, nourriture… avec deux objectifs : respect des animaux et simplicité. Petite revue de détail des points essentiels à étudier avant de se lancer.

Les 10 points incontournables à avoir en tête pour son choix d’aquarium

Le choix d’un biotope, milieu naturel fréquenté par une flore et une faune spécifiques

De ce choix vont dépendre les espèces de poissons que vous choisirez et qui devront cohabiter en harmonie, mais aussi des plantes, coraux, invertébrés… Chacun vit dans un habitat spécifique qui ne peut pas forcément être partagé par d’autres, et chaque environnement reconstitué par vous devra être surveillé avec les normes et les techniques qui lui sont les plus adaptées.

Ce choix influera sur la qualité et la quantité d’éclairage, ainsi que sur l’importance accordé eau brassage de l’eau. En effet, selon le biotope naturel, la mer est plus ou moins agitée et l’éclairage est plus ou moins intense en fonction de l’orientation ou de la profondeur. Ce choix influera aussi sur la taille de l’aquarium, sachant qu’un bac de 200 litres est souvent considéré comme une capacité minimum, alors qu’un aquarium d’eau douce se conçoit très bien dans des bacs de beaucoup plus petite taille.

L’aquarium à poissons uniquement

Ce biotope concerne principalement le maintient de poissons marins. L’introduction d’invertébrés est souvent impossible car ils servent de nourriture à des poissons comme les poissons-anges ou les Balistes. L’aquarium devra comporter de nombreuses cachettes afin que les poissons puissent se constituer des territoires bien distincts. Un volume de 300 litres est un minimum car les poissons sont besoin de beaucoup d’espace pour nager. L’éclairage devra être de 1 W pour 3 litres d’eau et le brassage de 10 à 20 fois le volume par heure.

L’aquarium récifal de coraux mous et de poissons

Dans ce biotope on retrouve différentes espèces de coraux sans squelette calcaire qui sont les coraux les plus courants dans le commerce. Moins exigeants que les coraux durs, les coraux mous exigent moins de matériel et sont donc moins coûteux. Ils sont aussi un peu plus tolérants quant à la qualité de l’eau. Ils sont dépourvus de squelette calcaire et ont un aspect souple et ondulant dans le courant.

De nombreux poissons peuvent cohabiter avec les coraux mous mais renseignez-vous sur les espèces compatibles. D’autres animaux peuvent également être ajoutés comme des crevettes, oursins, étoiles de mer, etc… C’est même parfois obligatoire. L’éclairage sera de 1 W par 2 ou 3 litres d’eau. Prévoyez un brassage assez conséquent, de 10 à 20 fois le volume par heure.

L’aquarium récifal d’anémones et de poissons

Ce biotope, plus difficile mais exige de bien respecter certaines règles. Il ne doit contenir que des anémones, et de préférence de la même espèce. Pour débuter prenez des anémones faciles comme des Stichodactyla gigantea ou des Entacmea quadricolor. Les poissons clowns à introduire dépendent souvent du choix de l’anémone : renseignez-vous bien à ce sujet. Ce biotope est réalisable dans de petits volumes à partir de 200 litres. L’éclairage devra être de 1 W pour 2 litres et le brassage moyen, comptez 10 fois le volume par heure.

L’aquarium récifal de coraux durs

C’est certainement l’aquarium marin le plus intéressant. Dans ce biotope, l’essentiel est constitué de coraux durs. Ils offrent une très grande variété de formes et de couleurs. Vous pourrez y associer différents bénitiers ainsi que des crevettes.

Toutes les espèces de poissons possibles dans le biotope de coraux mous sont indiquées ici aussi, de même que certaines espèces plus délicates comme par exemple Calloplessiops altivelis. L’éclairage devra être de 1 W par litre d’eau et le brassage d’au moins 20 fois le volume par heure, en débit cumulé de pompes de brassage. Une supplémentarité calcique est impérative.

Le démarrage de l’aquarium marin est un épisode délicat et crucial

Car c’est lui qui assurera la stabilité de votre biotope, le respect de certaines règles vous garanti l’obtention d’un aquarium marin sans problème et durable.

• Les éléments techniques

Les éléments de base sont : un système de traitement de l’eau (filtre et écumeur), un éclairage adapté à votre choix comme nous venons de le voir, un aquarium standard et éventuellement une pompe de brassage supplémentaire.

• Le remplissage

Lorsque tous ces éléments sont mis en place, vous pouvez réaliser le remplissage à l’eau douce osmosée. Contrôlez tout d’abord le bon fonctionnement des appareils puis intègrez le sel marin afin d’obtenir une densité de 1020 à 1022 pour les aquariums à poissons et 1022 à 1024 pour les aquariums de coraux et d’anémones.

• Les pierres vivantes

Ces pierres vivantes sont en réalité des morceaux de roche du récif. Elles sont recouvertes d’une grande variété de faune bactérienne et planctonique. Elles sont essentielles à votre biotope aquatique car elles en assurent la stabilité. Elles participent à la dégradation des matières organiques.

Ces sont des organismes vivants, donc ces pierres doivent être manipulées avec respect et être acclimatées délicatement à l’eau de mer. Vous ne les introduirez dans l’aquarium qu’une fois obtenus la densité et la température souhaitées. Il faut compter au moins 30 kg de ces pierres vivantes pour 300 litres d’eau.

• La première période de maturation

Récemment extraites de leur milieu naturel et importées, les pierres vivantes dégagent souvent des déchets dus aux animaux morts. Cette décomposition engendre montée puis descente de nitrites. Il faut vérifier ces données avec beaucoup d’attention.

Pendant cette période, nous vous conseillons de ne pas utiliser l’éclairage de l’aquarium car la combinaison des déchets et de la lumière favoriserait le développement d’algues dont vous aurez le plus grand mal à vous débarrasser par la suite.

• Les détritivores

Lorsque ce cycle des nitrites est terminé, c’est-à-dire que leur valeur est nulle, vous pourrez mettre en place un éclairage de 4h00 par jour. On y pense rarement mais il est vivement conseillé d’ajouter des détritivores consommeront les algues qui ne manqueront pas de se développer sur les pierres vivantes. Les escargots, certaines ophiures, et des étoiles de mer détritivores feront très bien l’affaire.

A leur tour les déchets de ces détritivores seront traités par les filtres mécaniques et les écumeurs. L’introduction du sable est possible à cette période, après élimination des gros déchets dans l’aquarium.

• La seconde période de maturation

Comme toujours avec la nature, il convient de lui laisser du temps. Eclairage aidant, des algues « nobles » vont se développer sur les pierres vivantes. Les détritivores, comme nous venons de le voir, veilleront à ce que les algues néfastes ne puisse pas coloniser l’aquarium.

En l’absence de prédateurs, les copépodes (qui forment une partie du plancton) et les crevettes planctoniques ont l’occasion de se multiplier et constitueront une réserve de nourriture appréciable pour les poissons que vous allez bientôt introduire.

• Peuplement en invertébrés

L’introduction des organismes vivants dans l’aquarium doit commencer par les invertébrés, coraux et anémones. Sans poisson. Ils auront ainsi le temps (encore !) de s’acclimater, de s’ancrer aux différents éléments du décor qui deviendra un récif et de démarrer leur développement. Les anémones par exemple s’acclimatent plus facilement si les poissons-clowns n’ont pas encore fait leur apparition. Il faut compter au moins 1 mois pour cette phase.

• L’introduction des poissons

Soit vous vous êtes fait une idée très précise, soit vous demandez conseil à votre magasin. Quoi qu’il en soit, constituez un assemblage des différents poissons indiqués pour votre aquarium (en espèce, en nombre). Introduisez ensuite ces poissons en une seule fois.

Leur arrivée dans un milieu que vous aurez pris le temps d’équilibrer et de « roder », et qui sera donc sain, facilitera leur acclimatation et protègera l’aquarium des nombreuses maladies pouvant être déclenchées par le stress des poissons. Attention, pas de médicaments dans les bacs d’invertébrés… !

• Documentez-vous !

Ces quelques règles de bases sont à respecter quoi qu’il arrive. Cependant, tout milieu vivant, même reproduit en miniature, est fragile et complexe. Prenez le temps de vous documenter, de croiser les sources, d’interroger professionnels (dans les commerces, et pourquoi pas les industriels eux-mêmes sur leurs sites internet) et passionnés (notamment dans les forums internet).

Il vous faudra connaitre les différentes techniques de filtration, le contrôle du calcaire, indispensable au développement des coraux durs, etc…

Et puis, ne l’ignorez pas, un aquarium marin demande que l’on y accorde une attention quotidienne. Plus que la difficulté technique, c’est votre investissement et votre patience qui seront les éléments majeurs de la réussite de votre aquarium. Et vous serez récompensés par un superbe spectacle et la fierté d’avoir su recréer un morceau de nature en respectant le bien-être de ces nouveaux compagnons.

A propos de l'auteur

urmila

Bonjour, je m'appelle Urmila et j'ai créé ce blog pour vous partager tout un tas d'articles sur mes passions et occupations. J''adore écrire, voyager et me promener. Welcome sur travelblog.

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