Sélectionner une page

Sylvie Laroche Armée du Salut présente les actions sociales qui lutte contre la précarité

Sylvie Laroche Armée du Salut présente les actions sociales qui lutte contre la précarité

Agir contre la précarité implique une action globale qui porte une attention particulière aux personnes menacées. Cette action a pour but le mieux vivre et le mieux-être de la personne. Sylvie Laroche Armee du Salut, ancienne directrice de la fondation au Havre ; parle des actions sociales menées en France afin de lutter contre la précarité.

Sylvie Laroche explique ce que sont les minima sociaux 

Les minima sociaux sont des dispositifs qui ont pour but d’assurer un montant minimum de revenu au travers d’allocations à des personnes qui ne peuvent pas tirer des ressources suffisantes de leur activité présente ou passée. “Ce sont des prestations sociales non contributives” souligne Sylvie Laroche Armee du Salut. Autrement dit, elles sont versées sans contreparties de cotisations. Pour les personnes les plus démunies, les minima sociaux permettent ainsi d’avoir un minimum de ressources.

Le système français de minima sociaux est composé de divers dispositifs, dont l’un est spécifique aux départements d’outre-mer (DOM). Il s’agit du RSA qui a pour but de lutter contre les exclusions.

Quels sont les différents types d’allocations ?

Quant aux autres allocations, elles visent des personnes spécifiques qui sont confrontées à un risque de grande pauvreté. On distingue ainsi l’allocation de solidarité spécifique (ASS) pour les chômeurs de très longue durée ayant épuisé leurs droits à l’assurance chômage.

Selon Sylvie Laroche, il y a également l’allocation aux adultes handicapés (AHH) pour les personnes handicapées ; ou encore l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) pour les personnes âgées.

Les minima sociaux ont ainsi pour rôle de compléter le système de protection sociale ; lequel n’apporte qu’une réponse partielle face à la situation de précarité.

La Couverture Maladie Universelle (CMU) et l’Aide médicale d’État (AME) selon Sylvie Laroche

Tout comme les minima sociaux, la CMU a été mise en place pour lutter contre la précarité. Elle a pour objectif de permettre l’accès aux soins des plus démunis et à tout individu ne disposant pas d’assurance maladie. Elle dépend du régime général de l’assurance maladie et de la Sécurité social.

On distingue 2 formes de CMU. Il y a d’abord la CMU de base qui donne accès à l’assurance maladie pour les personnes résidant en France de manière régulière et stable depuis plus de 3 mois ; et qui n’ont pas droit à un autre titre (activité professionnelle, etc.). Ensuite, il y a la CMU complémentaire qui permet à la personne de bénéficier d’une protection complémentaire gratuite (médecins, hôpital, etc.). Les soins sont pris en charge à 100 % en tiers payant.

Qu’es-ce que l’AME ?

D’un autre côté, l’AME est un dispositif d’accès aux soins dont peuvent bénéficier les personnes en situation de grande précarité résidant en France depuis plus de 3 mois ; y compris les étrangers (sans aucun régime de Sécurité sociale). Cette catégorie de personnes est souvent exposée à des risques de santé à cause de certains facteurs ; dont la précarité énergétique, hébergement précaire, ressources insuffisantes, vie dans la rue, etc.

Le cadre réglementaire des actions sociales contre la précarité

Le 29 juillet 1998, une loi a été promulguée, visant à donner une réalité aux droits fondamentaux pour les personnes en situation précaire.

Les droits fondamentaux en France

D’abord, il y a le droit à l’emploi qui a pour but de donner une chance à chacun d’acquérir un emploi ou une qualification grâce à un parcours d’insertion. On note également le renforcement des fonds d’aide aux jeunes et la dynamisation du secteur de l’insertion via l’économique.

Par ailleurs, la loi promulguée concerne également le droit au logement, qui encourage la mise sur le marché des logements vacants, ainsi que l’ouverture d’un droit à l’habitat avec un droit au confort minimum. Le droit au logement facilite aussi l’hébergement des ménages à ressources modestes au niveau des centres-villes.

 Enfin, on note le droit à la citoyenneté qui permet la participation de tous à la vie démocratique. Il est donc possible à une personne sans adresse de voter comme tout bon citoyen. 

Sylvie Laroche Armée du Salut rappelle que tous ces droits fondamentaux accordés aux personnes en situation de précarité facilitent leur intégration au sein de la société.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

30 Jours Gratuit

Archives

Vidéos récentes

Chargement...

Amazon

Suivez moi sur Facebook

Facebook Pagelike Widget